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Les Objets Gentils passeront-ils l’hiver ?

Un objet gentil, du trio legaga.Un objet gentil, du trio legaga. (Crédit photo : legaga)

Dans une nouvelle étape du projet des Objets Gentils, le trio legaga expérimente l’implantation de mobilier urbain dans différents espaces de Québec.

Par Estelle Lévêque

Au cours de la saison estivale, les marcheurs des espaces verts de Québec ont pu apercevoir de nouvelles installations dans le paysage urbain. En effet, les Objets Gentils du trio d’artistes et designers intitulé legaga ont pris place les uns après les autres dans la ville. Au cours des prochains mois, ce sont les skieurs des parcs qui pourront re-découvrir ces prototypes, qui resteront en place tout l’hiver.

Après la conceptualisation et l’élaboration de prototypes, legaga teste ses Objets Gentils en les installant dans l’espace public. Ainsi, l’équipe composée de Gabriel Lemelin, Sandrine Gaulin et Francis Gaignard souhaite dégager des pistes d’amélioration pour les Objets Gentils et, éventuellement, élargir la portée du projet dans la ville.

Pour en savoir plus sur les premières étapes du projet des Objets Gentils, consultez notre article à ce sujet.

Des sourires dans les parcs

Soutenu par le volet design de la mesure Première Ovation, le projet des Objets Gentils prend la forme d’objets métalliques ponctués d’un bonhomme sourire, installés dans l’espace public, offrant divers usages aux passants. Il y a quelques mois, Gabriel, Sandrine et Francis ont installé leurs sept prototypes dans le centre-ville de Québec.

« On a voulu essayer de s’étendre le plus possible autour de la rivière Saint-Charles, et rester en ville pour que ça soit facile pour nous d’y aller souvent, voir l’utilisation que font les gens des objets. On voulait s’installer dans des lieux qu’on trouvait le fun et avec un bon achalandage », résume Gabriel Lemelin. Ainsi, on retrouve des Objets Gentils au parc Victoria, au Parc Cartier-Brébeuf, au parc Bardy ou encore vers la rue des Sables, dans Limoilou.

Comme le rappelle Gabriel, l’idée du projet s’inspire d’une initiative citoyenne, observée dans la côte Badelard. « Des gens avaient mis des frites de piscine autour des bolards dans le bas et dans le haut de la côte, pour protéger les enfants qui glissaient. » Ainsi, cette action généreuse a poussé le trio legaga à élaborer, à la lumière de leur bagage en design et architecture, des moyens de bonifier, anonymement, le quotidien des gens. « Comme on offre des fleurs, sans réclamer, sans signer les œuvres, comme les frites de piscine n’avaient jamais demandé d’auteur », commentent-ils.

Été comme hiver

Au cours du développement des prototypes, l’équipe de travail s’est confrontée à des enjeux de fabrication. Ainsi, pour permettre le pli du métal des objets, l’équipe a choisi l’acier inoxydable, plus résistant, mais aussi, malheureusement, plus susceptible d’emmagasiner la chaleur. « Fait qu’on avait peur des éventuelles brûlures, pendant l’été. Ça nous a amené à peindre les objets, pour leur donner moins de réflectivité et les protéger contre l’accumulation de chaleur », explique Sandrine.

Au cours de la saison hivernale, de nouveaux enjeux émergeront certainement de l’utilisation des Objets Gentils. « On va pouvoir voir comment ils réagissent aux changements météo, mais aussi aux changements d’usage qui sont tributaires de la neige. » À terme, le trio espère aboutir à un concept aussi simple à utiliser qu’à fabriquer.

Pour découvrir le travail de legaga plus en détails, consultez le lien suivant.

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