Le jeune Noah se lance dans une quête pour retrouver sa perruche disparue
Yves Leclerc ( Collaboration spéciale ) ( crédit photo Sophie Boivin ).
Noah est inconsolable. Il vient de perdre sa perruche. À la recherche de son petit complice, il vivra une épreuve qui le transformera et qui lui permettra de passer à cette épreuve douloureuse.
À l’affiche aux Gros Becs jusqu’au 15 avril, Perruche, du Théâtre de l’œil, met en scène des marionnettes de toutes sortes, de toutes dimensions et qui sont manipulées par trois marionnettistes.
C’est la journée d’Halloween, Déguisé en petit lézard, Noah se prépare à partir pour l’école. Il oublie de fermer la porte et Cœur-Coquin, la petite perruche de la famille, s’enfuit.
Dans un climat de tension familiale, entre le père et la mère, la disparition de l’oiseau, le meilleur ami de Noah, devient un drame immense.
« Sans toi, la vie est longue », précise-t-il en partant à sa recherche.
Propulsé dans un univers onirique, lorsqu’il écrit une lettre à sa perruche, le jeune garçon, passionné par le monde tropical, se retrouve au cœur d’une jungle insolite. Les lettres, tout à coup, se multiplient et s’envolent lors d’un moment réussi visuellement.

Les marionnettes évoluent dans un décor qui se transforme et qui est constitué de pièces géométriques de toutes formes. Les comédiens les déplacent au fur et à mesure de l’histoire afin de créer les différents lieux.
Les parents de Noah sont représentés par des projections et des marionnettes qui portent des nez, des lèvres et des moustaches surdimensionnés.
Au cours de sa quête, Noah rencontrera plusieurs créatures étranges présentées sous la forme de marionnettes. Des chevreuils-chasseurs, des perroquets, une spectaculaire créature avec de longs bras, de longues jambes et une tête d’aquarium et un poisson géant. Ils sont tous colorés, inquiétants ou inspirants.
Les marionnettes et la mise en scène de Simon Boudreault sont l’élément fort de cette pièce jeunesse créée en 2022. Camille Deslauriers-Ménard, Carl Veilleux et Catherine Ruel valsent sur les planches en donnant vie aux marionnettes et aux pièces de décor, dont un intrigant divan animal.
La pièce, d’une durée de 55 minutes, s’adresse au 6 à 10 ans. Le texte, de Virginie Beauregard D., semble être un peu complexe côté niveau de langage et dans le choix des mots. Les réflexions de Noah sont parfois difficiles à saisir en raison des intonations prises par la comédienne qui personnifie le petit garçon. Il faut être attentif.
Coloré et réussi visuellement, Perruche aborde aussi le thème de la liberté. Le jeune Noah réalise, au cours de cette quête, le besoin et le désir d’évasion de son ami Cœur-Coquin. Il en sort grandi.
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