Le 22 avril 2025, une grande manifestation et une chaîne humaine symbolique entoureront l’Assemblée nationale à Québec dans le cadre du Jour de la Terre. Ce rassemblement, initié par la Coalition régionale justice climatique et sociale, vise à attirer l’attention sur les défis environnementaux et sociaux qui définissent l’urgence de notre époque.
Par Juliet Nicolas
L’année 2024 a marqué un tournant inquiétant pour le climat : des records de chaleur ont été atteints. Dépassant le seuil critique de +1.5 degré de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle. Ce réchauffement accéléré entraîne des conséquences dramatiques, comme la multiplication d’événements climatiques extrêmes. Notamment la fonte du pergélisol, ce sol gelé en permanence depuis des milliers d’années et qui libère des gaz à effet de serre lorsqu’il se dégrade. Ainsi que l’érosion des écosystèmes.
Ces transformations exercent une pression majeure sur la sécurité alimentaire, la santé publique, les revenus et la qualité de vie à l’échelle mondiale. Préserver les milieux naturels et réduire la dépendance aux énergies fossiles s’impose désormais comme une nécessité.
Une justice sociale bafouée
Alors que beaucoup voient leurs conditions de vie se dégrader, certains conservent un train de vie élevé, souvent lié à des activités polluantes. Selon Oxfam, les 1 % les plus riches épuisent leur budget carbone annuel en seulement dix jours, tandis que les 50 % les plus pauvres en consomment une fraction sur trois ans.
Ce déséquilibre exige des mesures audacieuses pour forcer les plus pollueurs à contribuer à la transition énergétique et pour renforcer le filet social qui protège les plus vulnérables.
Les revendications au cœur de la mobilisation
Face à l’absence d’actions concrètes, la mobilisation citoyenne joue un rôle clé pour impulser des transformations nécessaires. La grande manifestation s’articulera autour de trois revendications fondamentales :
Il est crucial d’intensifier la lutte contre les crises climatique et de biodiversité en abandonnant progressivement les énergies fossiles, pour réduire les émissions et protéger les écosystèmes.
Un réinvestissement important dans les services publics et les programmes sociaux est crucial pour renforcer les infrastructures et soutenir la population face aux défis actuels. Notamment grâce à une taxation accrue des grandes fortunes pour un financement équitable et durable.
Enfin, pour être pleinement efficace, la transition écologique doit être équitable et inclusive. Elle doit s’appuyer sur des politiques qui accompagnent les travailleurs et les communautés dans leur adaptation aux changements, tout en garantissant des solutions accessibles et durables pour les plus vulnérables.
Ces mesures concertées, axées sur la justice climatique et sociale, représentent une voie pragmatique pour répondre aux défis environnementaux et assurer une meilleure qualité de vie pour tous.
Une responsabilité collective
La manifestation du 22 avril se présente comme une occasion majeure de démontrer la force de l’engagement citoyen. En se rassemblant autour de l’Assemblée nationale, les participants souhaitent inciter les décideurs à agir de manière responsable et concrète. Répondre aux crises environnementales tout en instaurant une justice sociale durable n’est plus une option, mais une nécessité pour assurer un avenir viable.
Pour suivre l’actualité de Québec, rejoignez ce groupe.
Commentez sur "Grande manifestation pour le Jour de la Terre"